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Super Train
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Message par Super Train » lun. 3 oct. 2016 13:54

Le TGV POS (POS pour Paris - Ostfrankreich - Süddeutschland, en français : Paris - Est de la France - Allemagne du Sud) est un TGV tricourant conçu et produit par Alstom pour la SNCF dans les années 2000, à l'occasion de l'ouverture de la LGV Est européenne, afin d'assurer des dessertes au-delà de Strasbourg vers l'Allemagne et la Suisse où l'alimentation électrique est en 15 kV 16,7 Hz.

Le TGV POS est le premier à rouler à 320 km/h en service commercial, mais n'est pas le premier qui en a la capacité.

Depuis le changement de service annuel 2012 de la SNCF, la totalité du parc a été cédée à Lyria, filiale commune de la SNCF et des CFF.

Contrairement aux premières lignes à grande vitesse, mais comme pour la LGV Méditerranée, la SNCF n'a pas mis en service des rames entièrement neuves.
En effet, les 19 TGV POS sont en fait l'assemblage de :
38 motrices neuves tricourant aptes à rouler en Allemagne et en Suisse
19 ensembles de remorques existantes type TGV Réseau rénovées selon le design de Christian Lacroix, avec installation d'une paire de patins électromagnétiques (pour le freinage d'urgence en Allemagne) sur chacun des bogies extrêmes des voitures d'extrémité R1 et R8.

Les motrices sont construites sur la base d'un chaudron identique à celui des TGV Duplex et PBKA, comme toutes les motrices TGV des générations actuelles.

Outre le fait qu'elles soient tricourant, elles sont également équipées de technologies nouvelles :
chaîne de traction de type asynchrone
signalisation multiple : KVB et TVM (France), PZB et LZB (Allemagne), ZUB (Suisse) et ERTMS niveau 2)
les transformateurs sont fabriqués par Areva T&D au Petit-Quevilly.
Les cinq premiers transformateurs, deux dans chaque rame, ont été fabriqués sur le site aujourd'hui fermé de Saint-Ouen en Seine-Saint-Denis.
Une paire de patins électromagnétiques sur le deuxième bogie de chaque motrice.

Les 38 motrices ont été commandées dans le cadre d'un marché entre la SNCF et Alstom, incluant aussi 19 sections de voitures Duplex, qui sont progressivement attelées aux motrices Réseau libérées, pour former des rames Réseau Duplex.

Ces motrices ne sont pas les premières à pouvoir circuler en Suisse sous 15 kV 16,7 Hz, mais ce sont les premières à développer la puissance nécessaire à la grande vitesse sous cette tension : plus de 6 800 kW contre 5 160 kW pour les PBKA et 2 800 kW pour les motrices des anciennes rames TGV Sud-Est tricourant qui n'avaient pas besoin de dépasser les 100 km/h entre Vallorbe et Lausanne (ces motrices furent modifiées afin d'être aptes à circuler à 160 km/h sur la ligne Mattstetten-Rothrist afin d'assurer les liaisons Berne - Zürich

les transformateurs subirent des modifications afin d'augmenter la vitesse maximale sous tension de 15 kV 16,7 Hz).

Le 11 mai 2007, l'Établissement public de sécurité ferroviaire (EPSF) délivre l’autorisation de mise en exploitation commerciale des rames TGV POS en France.

Les rames POS ont été conçues à l'origine pour la desserte des liaisons internationales au départ de Paris-Est en direction du sud de l'Allemagne et de la Suisse, via la LGV Est Européenne et Strasbourg.
C'est à ces dessertes prévues qu'elles doivent leur nom.

Elles ont aussi assuré des liaisons domestiques en creux de roulement en pool avec les rames Réseau bicourant.

Le parc de 19 rames est alors partagé entre deux exploitants, SNCF pour 18 rames, CFF pour la dernière (la 4406).

Durant le cours de l'année 2011, il a été décidé par les deux compagnies d'offrir une plus grande autonomie de gestion à leur filiale commune, Lyria.

Dans ce but est notamment prévue la cession du parc afin de rendre Lyria propriétaire des rames (à l'image de Thalys avec les PBA et PBKA et Eurostar avec les rames Transmanche) et de ce fait beaucoup moins dépendant de la location de rames à SNCF Voyages.

La cession est ainsi devenue effective au changement de service annuel SNCF 2012.

À cette occasion, une rénovation est prévue, avec réaménagement intérieur et nouvelle livrée réalisée par pelliculage que quelques rames arborent déjà.

Lyria a souhaité transférer le départ de toutes ses dessertes à Paris-Gare de Lyon, abandonnant par là-même le départ depuis Paris-Est.


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Mon premier train : (TGVL) TGV Atlantique (1ère livrée) / numéro 3??
Mon dernier train : Sûrement pas un Coradia / Régiolis / Régio2N !!!